résultat: 7370
Dour: peu de garçons deviennent aide-soignantes

Les garçons sont parfois plus humains, plus doux.
n.c.
Vendredi 8 janvier 2010
Cinq garçons perdus au milieu de 65 filles. Devenir aide-soignant, c’est étudier au milieu des filles... Comme à la Sainte-Union de Dour. Faut-il être une femme pour faire un bon aide-soignant? Toujours est-il que le métier est encore très féminisé. La preuve...
À la Sainte-Union de Dour, ils ne sont que 5 garçons sur une septantaine d’élèves. Et encore, ils ne sont qu’en 5e. En 6e et en 7e, il n’y a que des filles.
Faire les toilettes, faire les lits, aider les personnes à prendre leurs repas, à s’habiller, à se déshabiller... Autant de tâches qui font le quotidien des aides-soignants, autant de tâches qui bien souvent sont réalisées par des femmes. Il n’y a qu’à regarder les classes existantes au sein de l’Institut de la Sainte-Union à Dour. Elles sont presque exclusivement composées de filles.
Les formations venant de changer, c’est la première année que l’établissement propose une 7e année professionnelle d’aide-soignante. La classe compte 14 élèves et 14 filles. Avant cette 7e, les étudiants doivent suivre une 5e et 6e année d’aide familiale. Là aussi, le sexe masculin se fait rare. En 6e, elles sont une trentaine d’élèves, 100 % filles. Les seuls garçons sont à chercher en 5e. Ils sont 5 sur une vingtaine d’étudiants.
Dimitri, 18 ans, fait partie d’eux. Timide, il souligne que ça ne le dérange pas d’évoluer dans un milieu très féminin. “ J’ai toujours bien aimé le contact avec les personnes âgées, j’adore leur tenir compagnie, précise-t-il. C’est pour ça que j’ai opté pour cette profession, même si elle est très féminine. ”
Yohan, lui, a 17 ans. Français, il passe la frontière tous les jours pour venir se former à Dour. Il habite Eth, non loin de Roisin. Il faut dire qu’en Belgique, il n’y a pas de concours à passer pour accéder à la formation.
“ J’ai toujours voulu venir en aide aux gens et de puis tout petit. Je ne sais pas l’expliquer, c’est comme ça. Par contre, je ne compte pas rester aide-soignant. Je veux devenir infirmier urgentiste. ”
Du côté des filles, on trouve quelques arguments pour expliquer la faible présence des garçons dans ce genre de métier. “ Ils sont sans doute moins patients ”, soulignent certaines. “ Je pense qu’ils sont aussi plus pudiques, ajoute une autre. Il faut dire qu’on approche l’intimité des personnes. ”