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Le tour de Belgique en kayak

<P><LEGENDE>Louis-Philippe Loncke embarque ce samedi pour un long périple. </LEGENDE><CREDIT> D.R.</CREDIT> </P>

Louis-Philippe Loncke embarque ce samedi pour un long périple. D.R.

n.c.

Portrait aventure
La folle aventure d’un jeune explorateur montois

Six cents kilomètres en deux mois. Samedi matin, l’explorateur montois Louis-Philippe Loncke se lancera dans le premier tour de Belgique en kayak. Première étape: Bruxelles-Anvers.

Alors que la grande boucle bat son plein chez nos voisins d’outre Quiévrain, une autre épopée sportive s’apprête à démarrer chez nous, ce samedi. Pas de vélo dernier cri ni de caravane publicitaire ici. Juste un bateau et des rames. Le tour de la Belgique en kayak, c’est à Louis-Philippe Loncke, 34 ans, ingénieur de formation, qu’on le doit.

Ce jeune, Montois d’origine, membre du Club des Explorateurs (dont font partie Neil Armstrong et James Cameron entre autres) a décidé d’entreprendre un périple quelque peu particulier à travers la Flandre et la Wallonie.

Le principe? Sillonner les cours d’eau du pays en solitaire, de Bruxelles à Ostende, le tout en deux mois, par étapes, les week-ends et jours fériés. Soit 600 kilomètres de navigation par delà écluses et barrages.

Mais l’expédition ne se limite pas au seul exploit sportif. Il est également question de réaliser un reportage vidéo d’une cinquantaine de minutes, agrémenté de photos pour souligner la beauté de notre pays et de ses régions. “ L’objectif est de mettre l’accent sur les gens, la nature et le patrimoine le long des voies navigables ” explique Louis-Philippe. “ Le kayak offre une perspective inédite et permet une progression plus lente ”. L’idéal pour capturer l’essence de notre environnement.

Au delà de l’aspect culturel, cette aventure est également habitée d’une forte dimension écologique. “ L’idée m’est venue alors que je faisais du kayak avec un ami. Quand j’ai vu une télévision dériver au fil de la rivière, j’ai compris à quel point l’être humain négligeait son environnement, et j’ai décidé de faire quelque chose ”. Pour conscientiser les foules à la problématique de l’eau, notamment. “Depuis mes 12 ans, c’est un sujet qui m’interpelle. L’eau joue un rôle primordial dans notre environnement, et les gens ne s’en rendent pas compte ”. Le jeune homme va même plus loin en affirmant que, selon lui “ l’eau représente une problématique plus importante que celle du CO2 ”.

Un pari risqué

Louis-Philippe le reconnaît, cette l’expédition n’est pas sans risque. “ On n’est jamais à l’abri d’un incident ”. D’où l’importance de tout planifier soigneusement ”. Mais l’aventure ne lui fait pas peur. “ J’ai déjà traversé bien pire comme épreuve ”. De l’Islande à la Tasmanie, en passant par les déserts, le jeune explorateur n’en est pas à son coup d’essai. “ Mais je suis nul en kayak ”, tempère-t-il. Pas de quoi faire paniquer celui qui, pendant plusieurs jours, a survécu dans l’enfer tasmanien avec moins de 100 gr de nourriture par jours! “ Ce genre d’expérience vous aide à relativiser bien des choses! ” On veut bien le croire.

Louis-Philippe Loncke embarque ce samedi pour un long périple. D.R.

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La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair,  La Capitale, Sudpresse

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