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Little Wambli conte son peuple

<P>Little Wambli Thunder Rock présent dimanche pour témoigner de la souffrance des Indiens<CREDIT>. COM</CREDIT> </P>

Little Wambli Thunder Rock présent dimanche pour témoigner de la souffrance des Indiens. COM

n.c.

tournai visite
Adopté illégalement, l’Indien veut renouer avec ses origines

Little Wambli Thunder Rock, alias Jean-Marc Tavernier, vit à Douai et est un véritable Amérindien. Il sera dimanche au camp Western, sur la plaine des Manoeuvres à Tournai, pour raconter son histoire et celle de son peuple. Un choc.

Quand il raconte son histoire, Little Wambi déroule le fil de l’histoire des indiens d’Amérique. Né en 1964, il a été déraciné par des missionnaires qui l’ont amené en France pour être adopté. Treize ou quatorze autres petits Indiens ont suivi le même chemin que lui jusqu’en France.

Longtemps, Little Wambli a donc ignoré ses origines, même s’il s’est souvent senti en décalage avec les autres enfants: “ J’ai été adopté, on m’a dit que j’étais né sous X. Et puis un jour, alors que je devais faire un passeport, on me dit que ma famille amérindienne me recherche ”, explique-t-il. Un oncle, sénateur aux Affaires indiennes au Canada, avait en effet entrepris de le retrouver.

Little Wambli l’a rencontré, il y a vingt ans. Et c’est là qu’il apprend sa véritable histoire: “ Mon grand-père vivait dans la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Ma mère était Cheyenne et mon père Lakota. Mon grand-père m’avait confié à des missionnaires, car les Indiens étaient mal traités, humiliés. Mais, les missionnaires voulaient nous convertir et m’ont envoyé en France illégalement pour y être adopté. Ils ont dit à mon grand-père que j’étais mort, mais lui ne l’a jamais cru et a voulu me retrouver .”

Little Wambli est donc arrivé en France dans les bras d’une bonne sœur, qui a cherché à le faire adopter. Mais, comme il était trop brun de peau, cela a pris du temps. C’est une famille d’Arras qui l’a accueilli, tout en lui faisant prendre un traitement pour blanchir la peau. Pendant ce temps, ses parents ont été tués en 1973 lors de l’occupation par les Indiens d’un site que le gouvernement voulait normaliser.

Quand il a appris d’où il venait, ce fut le choc: il ne connaissait rien des Amérindiens, et sa famille adoptive ne l’a pas encouragé à ce retour aux sources qu’il a fini par entreprendre.

retour au bercail

Aujourd’hui, Little Wambli veut retrouver sa nationalité amérindienne. Il est allé à Pine Ridge, et a été voir les tombes de ses parents. “ J’ai rencontré les anciens, qui m’ont raconté leur histoire. Et j’ai vu cette misère, dans la réserve: là- bas les gens n’ont rien, et personne ne les écoute. Alors je suis en train de monter une association pour récupérer des fonds et les envoyer à la réserve. Sur place, une personne de confiance sait comment utiliser l’argent ”.

Aujourd’hui, Little Wambli a trouvé son équilibre. Il a sa famille à Douai où il vit, et aussi de l’autre côté de l’Atlantique: “ Dans ma famille, il y a Abenokies, des Algonquins, des Lakota, ma famille est issue de plein de tribus. Et j’ai repris leur combat ”, conclut notre Amérindien.

Little Wambli Thunder Rock présent dimanche pour témoigner de la souffrance des Indiens. COM

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