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Vingt gamins d’Ensival privés de bus scolaire

n.c.

Verviers ENSIVAL
Dès septembre, fini le ramassage scolaire pour ceux qui sont à moins d’1 km de l’école

Dès le 3 septembre, les enfants qui sont situés à moins d’un kilomètre de leur établissement scolaire ne seront plus pris en charge par les circuits de ramassage scolaire du TEC. Une mesure qui dérange, notamment à Ensival, où une vingtaine d’élèves de l’école communale sont concernés. Témoignages.

Anne-Françoise Khadiri, Jean-Pierre Maréchal et Pascale Peeters se retrouvent dans la même situation: leurs enfants respectifs, scolarisés à l’école communale d’Ensival, ne pourront plus, à partir du 3 septembre prochain, bénéficier du service de ramassage scolaire. La cause? Ils résident à moins d’un kilomètre de leur établissement scolaire et le TEC a décidé de “ rendre les conditions d’accès plus strictes ”. Ils ont reçu un courrier du TEC récemment pour les en informer.

Au total, une vingtaine d’élèves de cette école sont concernés et il va falloir trouver des solutions, sachant que beaucoup de parents travaillent et n’ont pas la possibilité d’accompagner leurs enfants jusqu’à l’école. “ Il n’y a pas de ligne directe qui s’arrête devant l’école d’Ensival et si on veut que les enfants s’y rendent à pied, il y a des aménagements à réaliser. Ils veulent y gagner, mais ils se trompent de cible ”, avance Jean-Pierre Maréchal. “ Qui dit gratuité, dit abus et ils ont été victimes de leur succès, la demande afflue. On espère qu’ils vont revenir avec des critères plus objectifs. Pourquoi ne pas abaisser la gratuité aux moins de dix ans au lieu de douze, par exemple? Il faudrait établir une sorte de cahier des charges pour avoir une décision objective et, si après cela on n’y a pas droit gratuitement, qu’on puisse alors en bénéficier en payant...

Pour Pascale Peeters, qui est gardienne d’enfants ONE, le problème est également très complexe. “ Je garde cinq enfants et je débute ma journée à 6h30, tandis que mon mari, qui travaille dans le bâtiment, part vers 6h15. Le tout, sachant que la garderie de l’école ouvre ses portes à 7 heures. On est donc dans l’impasse. Pas question de laisser les enfants que j’accueille seuls ni de laisser partir les miens seuls à l’école. On a le droit à ce que nos enfants aillent à l’école en sécurité et on se bat pour tous ceux qui en ont besoin. On veut d’ailleurs bien payer le car ”, souligne l’Ensivaloise. “ On est très déterminé et on ne s’arrêtera pas. On ne saurait pas changer nos horaires de travail.

Elle a d’ailleurs pris contact avec le TEC pour tenter d’y voir plus clair. “ On m’a répondu que c’était une question d’organisation familiale.

Et puis, il y a Anne-Françoise Khadiri, maman de trois enfants. Elle avait déjà connu une mésaventure similaire en janvier: seule l’aînée avait pu monter dans le car. Le souci avait été résolu dans la foulée, mais va se représenter. Pour tous cette fois. “ On a besoin de ce transport, quitte à devoir le payer, pour une question de santé de mes enfants. Une réunion est aussi prévue avec la directrice de l’école pour envisager les solutions. De toute façon, pas question de les laisser aller seuls à pied à l’école.

Les + consultés

La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, Nord Eclair,  La Capitale, Sudpresse

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