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Wihéries: la postière volait par pitié

<P>Cela a duré 15 mois, d’août 2002 à novembre 2003.<CREDIT> b. l.</CREDIT> </P>

Cela a duré 15 mois, d’août 2002 à novembre 2003. b. l.

n.c.

C’est comme ça que s’est défendue Christine H, ancienne employée de la poste de Wihéries. Au tribunal de Mons, elle a été condamnée à trois ans avec sursis. Elle doit également rembourser 170.000 euros aux victimes qu’elle a dépouillées

Christine H., employée des Postes de Wihéries, ne s’est pas gênée! Pendant une quinzaine de mois, entre août 2002 et novembre 2003, elle a profité de son emploi de guichetière à la Poste pour rédiger des faux et en faire usage. Il s’agissait de faux chèques guichets, mais aussi des faux bordereaux de versements. Au total, une petite vingtaine de clients possédant des comptes dormants à son institution ont été préjudiciés.

Christine H. vient d’écoper devant le tribunal correctionnel de Mons de trois ans de prison avec sursis.

A considérer qu’elle creusait des trous financiers un peu partout pour les renflouer avec d’autres trous d’argent, elle devra rembourser au total, 170.000 euros.

Mais si on épluche les ponctions qu’elle a effectuées au préjudice de certaines de ses victimes, on tombe à la renverse. Au préjudice d’un monsieur de Wihéries, elle a piqué le sommum de 434.000 euros par faux bordereaux et faux chèques guichets!

Le tribunal lui évite les affres d’une condamnation à de la prison ferme. “ Elle est mise à l’épreuve trois ans, afin que le tribunal s’assure de la persistance des meilleures dispositions d’esprit manifestées à l’audience ”, indique le tribunal. Il retient dans ses attendus: la longueur de la période infractionnelle, le manque de respect pour la propriété d’autrui, le traumatisme chez ses préjudiciés, mais aussi l’absence d’antécédents judiciaires.

Comment Christine H. est-elle tombée si bas? Devant le tribunal, assistée de son avocat Me Discepoli, la prévenue a expliqué qu’elle s’était fait avoir par une cliente, d’apparence pauvre. A l’entendre et à la croire, cette dame pleurait dans ses bras, se plaignait de ses maigres moyens d’existence…

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